Ulysse et Alice !

Premier chapitre de mon roman "FeelGood" (terminé) Chapitre I« Le Jeu des indifférences » Trouver l’âme sœur est une gageure. La fourmilière est vaste et le temps qui nous est imparti, restreint. Inutile de le nier, cette mission préalable à la reproduction constitue l’un des plus grands motifs de stress parmi l’immense collection de contrariétés qui nous est offerte dès qu’on a l’âge d’en profiter. La bienheureuse minorité qui réussit ce prodige n’y parvient qu’en s’appuyant sur la loi de l’exception qui confirme la règle et sur des forces obscures, comme celles faisant tomber, une fois sur dix, la tartine beurrée du bon côté.Rien, hormis peut-être l’assonance de leur prénom, ne prédestinait Alice et Ulysse à se rencontrer, à tomber amoureux et à finir par convoler en juste noce. Bien loin d’un simple hasard, cette rencontre fut de l’ordre du miracle. L’un de ces miracles de l’amour éternel dont les somptueuses esperluettes ponctuent avec parcimonie l’histoire des hommes : Tristan & Iseult, Sanson & Dalila, Roméo & Juliette, Tintin & Milou… Alice était née…

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Un long passage du « Volcan »

Sur le Christ intercesseur, tympan du portail Sainte Anne, le vent s’infiltre jusqu’au Maxilien. Le Gardien prépare son corps et son esprit, tandis que, par son nez, l’odeur de la guerre pénètre. Comme par ses oreilles la rumeur de ceux que la mort attend. Depuis l’aube, Edgard s’est livré à ses ablutions rituelles. Vinaigre de treille aspiré par le nez, puis refoulé par la bouche. Lavement douloureux. Deux litres d’eau salée avalés en sept fois pour nettoyer les villosités intestinales. Court lavement à l’argile puis, après une irrigation colonique complète, implant de jus de blé. Par le pylore, la décoction pénètre de l’estomac vers le duodénum, puis progresse de l’intestin grêle jusqu’au colon où le Gardien le conserve pour qu’il agisse et draine hors du corps poisons et toxines. Les idées mauvaises qui s’y sont accumulées. Bain d’alcool. Onction d’huile d’Arcoline. Hyper oxygénation sanguine.  Une toute nouvelle vigueur envahit ses muscles et son cœur. Sa main tire de son fourreau le pommeau en acier damasquiné d’argent. Son tranchant glisse maintenant sur tout le corps,…

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La Fête est finie !

Un petit et malheureux exemple pour vous expliquer pourquoi je mets du temps (trop sans doute à vos yeux ) à sélectionner un nouvel éditeur alors que j'ai maintenant pratiquement 6 romans et thrillers en souffrance. Toute l'année dernière, j'ai discuté avec French Pulp et j'ai refusé contrat après contrat au grand dam de mes agents, mes amis auteurs chers (et chères) à mon cœur qui avaient rejoint l'édition et mes proches : "Ils ont le vent en poupe" "Fonce !" qui disaient la voix courroucée.Après moules rendez-vous et discussions animées, j'ai finalement refusé le "soit-disant" pont d'or qui m'était offert.Ci-dessous un article à lire absolument pour comprendre la difficulté qu'il y a pour un auteur sérieux à trouver un éditeur fiable et professionnel en France !Attention, je ne me réjouis aucunement d'avoir eu raison, car l'éditrice a "piégé" pas mal de mes amis qui se trouvent aujourd'hui dans une position que je devine plus qu'inconfortable… S'ils lisent ce poste, je les embrasse tendrement (ils se reconnaitront) et pense à eux !https://www.actualitte.com/article/tribunes/affaire-french-pulp-les-ex-salaries-et-auteurs-interpellent-le-sne/99512

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Début de Roman de SF terminé mais encore inédit…

Mes envies de bombes et d’hécatombes, ma part d’ombre, je ne les confiais qu’à Marie. Et ça la terrifiait. Je rêvais de carnages, de meurtres de bureaucrates et d’assassinats d’état. Plus le temps passait et plus j’avais envie d’en découdre, de fabriquer, fleuret à la main, des brochettes de crétin. De composer des colliers de couillons, l’air con, avec la lame qui leur sort du bidon.Marie s’inquiétait pour moi. Elle n’avait pas tort. J’avais envers les hu-mains une rage sourde, sans nom, et sans autre limite que mon imagination.On a beau vivre ensemble une vie en commun, on ne lit pas le même livre. Pierre s’est redressé pour décoller de son fauteuil ses pensées et sa veste trempée de sueur. Éclair, chaleur, tonnerre. Premières gouttes sur le pare-brise. Sur le périphérique, il essaye de se calmer. Mais, réduite à cent dix à l’heure, sa vie l’obsède.Heureusement qu’il a Marie, toutes les femmes dans une même poupée ché-rie. Grande âme, amante et amie, d’une gentillesse infinie, sainte Marie pleine de grâce, jamais lasse, toujours prête…

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Extrait de la nouvelle trilogie

Sorti le 8 août 1888 des entrailles de Christonia Bucharnan, Joshua avait aujourd’hui, 26 ans. À l’instar de tant de jeunes à l’époque, son avenir allait être dessiné à son insu avant d’être gravé sur des monuments dont les pierres n’étaient pas encore extraites. En ce mois de septembre 1914, le futur était inenvisageable et le présent peu enviable. Mobilisé pour et par la patrie, il serait au choix, selon le sort des armes, éventré par une baïonnette allemande, démembré par le souffle d’un obus, étouffé par un nuage de chlore ou coupé en deux par une rafale de 7.92. Seule certitude, vivant ou mort, il serait décoré. Pendant les guerres, les médailles sont aussi bon marché que la chair à canon. Elles ne se négocient plus à l’unité mais au poids. Devant Joshua Bucharnan, le no man’s land tourmenté de barbelés, de carcasses de chevaux et de squelettes humains, n’avait plus rien à envier à l’enfer. Vautré dans la boue, le nez écrasé contre un mouchoir, l’Irlandais tentait d’échapper, sinon à la guerre, à son…

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Pour tous les isolés !

Extrait d'un thriller terminé et à venir, dans un avenir qui tarde à venir. Premier d'une nouvelle trilogie, parallèle aux chroniques barbares, mais sans le commissaire. (qui lui continue sa vie dans deux nouveaux romans dont un est finalisé et en attente d'édition)Puisque vous voilà tous confinés, une petite ballade dans un château de mon imagination (cet extrait se situe au début du roman) En passant commande à Antoni Gaudí, 120 ans plus tôt, Thor Sven Grünnes avait eu deux exigences : que la demeure, construite à la gloire de ses ancêtres scandinaves, soit inspiré de l’art viking, et que la construction ne prenne que deux années. Elle devait être terminée pour son anniversaire, le premier avril 1 882. Thor avait prévu d’organiser un week-end d’anthologie où seraient invités tous ces amis et relations professionnelles. Afin de se garantir de toute mauvaise surprise, il avait été convenu que les honoraires de l’architecte seraient amputés de 1 pour cent par jour de retard. Mais la volonté d’un homme, même aussi riche que Thor Sven Grünnes,…

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Ecri… vain ?

Extrait d'un livre à venir. Hé oui, encore un autre ^^ disent le cœur des vierges ! Un roman "feel-good" premier d'une nouvelle série. Le commandant Dun invita Ulysse à s’asseoir et se mit à parcourir lentement la pile de dossiers qu’il avait devant lui. Il prenait son temps. Ulysse se tourna vers la fenêtre. La neige tombait à gros flocons. Le sol vibrait au passage du métro et les vitres à ceux des autobus. Son cœur battait de tristesse et d’angoisse. Deux tasses brûlantes arrivèrent. Ulysse remercia la jolie fliquesse qui les avait apportés. L’écrivain l’avala en trois gorgées alors que le commissaire, après y avoir rajouté quatre sucres, en sirotait lentement le contenu. Il releva enfin la tête en lui avouant : — Je me suis permis de jeter un œil indiscret sur vos comptes, cher Monsieur. Les lèvres du policier étaient pleines, presque noires. Il avait les cheveux crépus et la peau chicorée, d’un beige mastic. Au milieu, ses yeux verts illuminaient son visage en y ajoutant la fièvre étonnante de l’émeraude. —…

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Une histoire de Papillons !

À l’abri du bruit, les oreilles sous l’eau, Pierre dérive et s’interroge en vrac. Impossible de donner encore des ordres précis à un esprit qui ne semble plus n’obéir qu’aux pulsions de douleur ou de béatitude. Pierre se dit que mourir sera l’occasion d’échapper à ce grand fatras de foutre et de poutres où vit l’Homme. Cette Terre qui affiche complet et croule sous ses excréments. Échapper à ces terriens en grappe avec leurs culs qui les grattent. Tous ces fabricants de merde qui se bousculent et s’écrasent, pensent sans compassion, prennent sans modération, ces êtres penchants, non pensants, consternants, faits de la même merde hypocrite dont tout le reste est fait. C’est l’immonde qui gouverne le monde : l’immonde du mensonge et de la médiocrité, de la lâcheté et de l’injustice. Comment ne pas éprouver un minimum de soulagement à l’idée de quitter cet endroit ? Depuis deux heures, il crawle à un rythme soutenu, encouragé et submergé par un sentiment oublié. Cette même sensation qu’il éprouvait petit, lorsqu’il partait ainsi tout droit sans se…

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Bientôt 1000 abonnés sur mon Instagram. J'y développe depuis 6 mois une galerie de travaux photo-technique-mixte en vue de la sortie d'une nouvelle série de livres d'art + Expos. Abonnez-vous et vous y découvrirez mes… "Morphéographies" ®© : un travail quentrepris dans les années quatre-vingt. C'est par ici :https://www.instagram.com/mallock_art/

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Portrait du Commissaire extrait de la prochaine chronique

Mi-muscle, mi-graisse, mi-Rambo, mi-Rimbaud, mi-Jaguar, mi-Peugeot, Mallock était un être paradoxal. Rat des villes et rat des champs, cultivé et cul-terreux, d’argile et d’acier, anachorète contrarié vivant parmi les hommes, Amédée était principalement constitué d’excès. Bavard silencieux, brute tendre, force fragile… tous ceux qui tentaient de faire un portrait juste et fidèle du commissaire étaient le plus souvent contraints à l’oxymore. Ce matin-là, Amédée s’était réveillé en ressassant les morts du Japon, ceux qu’il n’avait pas réussi à empêcher lors de son enquête (cf. Le principe de Parcimonie). Comme Christian, le père de Luna, il avait refait la partie, espérant à chaque fois un nouveau dénouement. S’ils avaient attaqué différemment ? Sans attendre ? S’il avait repoussé Renaud d’Harcourt et foncé directement dans l’escalier comme il en avait eu l’intention ? L’épilogue n’aurait-il pas été différent ? Certes il serait mort, mais encore ?

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Le « Maquilleur » prend la parole.

Pour changer des "exclus" en ce vendredi 16 août, un "extrait" des "Visages de Dieu" la toute première Chronique barbare. Attention, âmes sensibles s'abstenir ! Pleurer de bonheur devant la beauté de l’oeuvre accomplie. Pleurer et bander, arroser de larmes et de foutre, lacrimæ Christi, tous ces beaux visages d’icônes. On m’appelle le Maquilleur, mais je suis tellement plus. Plusieurs… Même pas vieux, ni même jeune, immortel ! Dans la pièce dérobée qu’il a aménagée à l’abri des regards, le meurtrier se déshabille lentement avec le recueillement d’un homme d’Église retirant, après la messe, étole, camail, amict, manipule et cappa magna. Je suis celui qui pourvoit à la douleur. De la mort, le grand nettoyeur. Polluée de péchés, contaminée d’hommes, notre Terre est exsangue, et moi, je la laverai à grands coups de langue… Le tueur pénètre lentement dans la salle de bains en faïence rouge. Sa chapelle secrète recouverte de 9, écrits à l’encre blanche… Je procède à la récolte des visages. Pêcheur de perles, je vais au fond des autres pour en…

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Mallock, Aristote et les Beatles !

Sa passion avait vraiment commencé en 1966, à quinze ans. Mallock vivait alors à une heure de Caen avec ses parents. Ils louaient des terres appartenant à son oncle et frère d’André-Ferdinand, le père d’Amédée. Né dans le Béarn en 1930, ce dernier vivait sa vie comme une épreuve, un parcours du combattant dont il se savait déjà perdant. Chaque jour, il se levait battu, chaque soir, il s’endormait courbatu. Après avoir échoué à rentabiliser ses propres terres dans le Béarn, il avait rejoint son frère Aristide Mallock, dis Aristote, en Normandie où ce dernier, par contre, avait plus que réussi puisqu'il y avait fait fortune.  À sept ans Amédée avait découvert, du Cavados, l’intérieur des terres. Ni mer, ni montagne, parfois des bocages charmants, sinon de grandes plaines confusantes. Certes, de fastueux couchers de soleils barbouillaient le ciel. Mais, ils étaient trop beaux, trop outrés, au point qu’ils en devenaient vulgaires.  En 1966, Amédée reçut deux coups de revolver. Le premier fut tiré par sa mère. Elle avait essayé de se noyer puis…

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